Utiliser une table de mixage

Les consoles de mixage se trouvent au cœur de toute prise de son et de sonorisation. Elles permettent, comme leur nom l’indique, de mixer différentes sources audio vers une ou plusieurs destinations. Elles sont divisées en trois sections : les entrées, les auxiliaires et les sorties. Voici un descriptif des fonctionnalités proposées par ces consoles.

Les entrées

Il existe trois types d’entrées sur une table de mixage : Ligne,  Micro ou Tape.

Yamaha MG82cx entrées

Ce n’est pas pour rien que l’on retrouve trois différents type d’entrées dans le monde de la sonorisation. Chaque type possède ses propres cas d’utilisations avec ses propres avantages mais aussi ses inconvénients.

L’image ci-dessus représente les tranches (en vertical) des pistes disponibles pour une table de mixage Yamaha MG82cx. Ces gamme de console de mixage (MG) sont très portatives et plutôt complètes pour des prix abordables. On voit que Yamaha a bien pris soin d’inscrire MIC et LINE afin d’aiguiller les utilisateurs.

L’entrée Ligne

L’entrée ligne est destinée à recevoir des liaisons ligne comme les périphériques d’effets (réverbération ou delay par exemple) ou également des liaisons instruments comme les synthétiseurs, les sampleurs et même des guitares. Elles utilisent des connectiques en Jack (voir plus bas) pour brancher les lignes asymétriques à haute impédance.

L’entrée Micro

Elle comporte un réglage de gain (pre-amplifié) avec une plage dynamique assez large pour pouvoir adapter le niveau des tous les types de micros. On l’utilise surtout avec la connectique XLR (voir plus bas) pour tout signal symétrique à basse impédance.

L’entrée Tape

Elle est sensée récupérer un signal déjà bien calibré sur une piste. On peut la retrouver aussi avec une connectique RCA (voir plus bas) ou Jack.

Les auxiliaires

Configurées en entrées, elles permettent d’injecter des effets dans le mix (aux-return). Généralement les entrées auxiliaires utilisent des connexions en Jack et sont dépourvues de réglage de gain.

mg102c_aux

Si elles sont placées en sorties (aux-send), on les utilisera comme un sous-groupe de pistes afin d’envoyer le signal à des processeurs d’effet ou à des retours de scène. Les sorties auxiliaires se résument à un réglage de volume général. Les connexions peuvent être en XLR ou en JACK. Sur la console de mixage Yamaha MG102c (voir ci-dessus), on trouve un simple knob pour sélectionner le niveau de gain à envoyer pour chaque piste à la sortie aux-send.

Les sorties

Une console de mixage possède bien souvent plusieurs sorties. Comme pour les entrées, elles ont des fonctions spécifiques adaptées aux besoins du mixage. On y trouve :

  • La sortie principale ou MAIN (en XLR ou en JACK symétrique) pour brancher les amplis d’écoute.
  • La sortie INSERT, qui sert à insérer un processeur dans la sortie (un compresseur / limiteur ou un égaliseur).
  • Les sorties auxiliaires AUX-SEND, en XLR ou en JACK pour brancher les processeurs d’effets ou les amplis de retour.
  • Les sorties OUT-REC en RCA permettent de brancher un enregistreur stéréo.
  • Les sorties PHONES en JACK stéréo pour brancher un casque.

Les grosses consoles de mixage possèdent aussi une sortie TALKBACK en XLR pour brancher un micro qui sert à la communication du technicien avec les musiciens sur scène ou dans la salle d’enregistrement.

Connecteurs

Le connecteur est la partie essentielle d’un câble, car c’est évidemment lui qui donne toute l’ergonomie et l’aspect modulaire à la liaison. On le choisit selon ses caractéristiques mécaniques (robustesse ou compacité) et ses caractéristiques électriques.

  • XLR correspond à une norme professionnelle. Le type d’entrée est symétrique et possède généralement un transformateur d’impédance. Les avantages immédiats des entrées XLR sont leur robustesse et leur qualité de contact.
  • Jack 6.35 est souvent asymétrique. Il est très utilisé pour les liaisons à haute impédance de studio comme pour relier les guitares et les synthés. Il existe aussi en stéréo (2 bandes).
  • RCA ne convient qu’à des branchements asymétriques. Des trois types de branchement, c’est le moins robuste.

Bon à savoir

Parasites

Des mauvais câbles et connecteurs engendrent souvent des bruits parasites (craquements, souffle). Toutefois, il est très important de se rendre compte que les parasites ne sont pas une fatalité ! Un placement judicieux des câbles peut améliorer de façon significative la qualité du son.

Symétrique – Asymétrique

Un câble symétrique permet de transférer un signal sur de long distance en supprimant les parasite récuperé en chemin.
Un câbles asymétrique transfère le signal et ne peut supprimer les parasite, on les utilise donc pour des courte distance.

Passage d’asymétrique en symétrique

DI box ou boite direct

Lors d’un concert, il n’est pas rare de devoir relier une guitare ou un synthé dont la sortie est asymétrique à l’entrée d’une console qui elle est symétrique. Afin d’éviter toute perte de qualité du signal, il faudra faire intervenir un petit boitier (une DI Box ou boitier d’injection directe). Lorsqu’il s’agit d’une utilisation sur scène (sujette aux perturbations électriques), la distance entre les deux équipements est importante. La liaison symétrique va permettre de renforcer la robustesse du signal audio transmis, contre les agressions externes. Pour être pleinement efficace, la conversion doit s’effectuer côté émetteur (équipement qui délivre le signal audio). Ainsi, la section du transport effectuée en asymétrique est réduite au minimum.