Bien régler sa table de mixage

Cet article s’adresse à tout musicien jouant au sein d’un groupe et se rendant régulièrement en studio pour répéter. Il s’agit dun retour d’expérience et non pas d’une procédure officielle.

L’objectif est de mixer correctement plusieurs instruments au sein d’une table de mixage.

Yamaha MG10

La table de mixage dispose de plusieurs fonctions :

  • Régler le volume de chaque instrument de manière indépendante
  • Régler les fréquences (EQ)
  • Ajouter des effets
  • Gérer la panoramique
  • Enregistrer

1. Préalable

Avant de connecter tous les instruments, je m’assure systématiquement que tous les faders, pré-amplis et Aux sont bien à zéro. Je vérifie ensuite que les EQ paramétriques de chaque tranche sont à midi. Enfin, je m’assure que l’alimentation fantôme est désactivée.
Par réflexe, je vérifie aussi que l’ampli des HP est allumé à un volume correcte. Oui, le groupe avant éteint souvent l’ampli, et je ne saurai jamais pourquoi…

2. Connecter tous les instruments

Dans mon cas, il y a deux micros, un clavier et un sampleur à connecter sur la console.
Les micros se connectent toujours en XLR. Par habitude, je les place sur la première et la deuxième tranche. En théorie la position n’a pas d’importance. Cependant, la plupart des petites tables de mixage proposent un compresseur sur les premières tranches que l’on pourra utiliser plus tard.
Le clavier rentre dans une tranche stéréo jack dédiée. Je vérifie bien que la panoramique de cette tranche est à midi car l’usage de la stéréo est, selon moi, obligatoire avec un clavier.
Pour le sampleur, j’utilise un line-in RCA qui a le mérite d’être déjà calibré et donc de m’éviter de trop m’attarder dessus.

3. ‘Pre-Fade Listen’

La première étape de mon mixage va surtout être visuel (je sais que ça peut faire peur à certains de lire ce genre de chose). Il s’agit d’ajuster la puissance des signaux reçus. J’utilise la fonction PFL de la table (ou Solo pour certaines tables de mixage). Le PFL permet d’écouter et d’isoler une ou plusieurs voies dans le bus de monitoring et non dans la sortie principale de la table de mixage. En outre, la position du fader n’a aucune incidence sur le PFL mais on voit la puissance du signal dans le Vu-mètre de la console. Celui-ci indique alors le niveau en entrée de la tranche, et non pas celui du master !
Pour chaque tranche, je vais ajuster le niveau de gain en allant titiller les zones oranges du Vu-mètre. Je prends soin à ne surtout pas aller dans le rouge, ce qui serait signe de craquements pendant la répétition.

4. C’est parti !

Si vous utilisez un micro statique, il est maintenant temps d’activer l’alimentation fantôme. Ensuite, on élève le fader du master.
J’en profite pour ajuster dans la foulée mes retours car je n’y fais sortir que des micros.
Possesseur d’un Shure Beta 58A, je baisse très légèrement les aigus pour éviter tout larsen. Ensuite, en fonction des besoins, j’ajouterai un peu de compression et d’FX (reverb) aux voix. La reverb devra être légère pour la voix principale, et un peu plus fournie pour les back-vocals.
Concernant le clavier, un simple réglage du fader est nécessaire. Le sons sont déjà calibrés et si je dois faire des EQ ce sera alors sur le master par rapport aux autres instruments (batterie, basse, guitare).